Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication

19 juin 2008

Avec Jean Delannoy, le cinéma français perd le plus ancien de ses glorieux précurseurs et le dernier représentant d’une époque marquante de son histoire. Il a exploré tous les rouages du cinéma en tant que décorateur, monteur, acteur, avant de mettre en scène des oeuvres devenues de grands classiques

Il avait fait jouer les meilleurs acteurs de son temps : Michèle Morgan, Pierre Blanchar ou Jean Desailly, qui vient de nous quitter, dans des films qui incarnaient le pur style classique français ; un mélange de raffinement et de profondeur hérité de son long compagnonnage avec la littérature.

Il a su à merveille plier l’univers de Madame de Lafayette, de Gide, Sartre ou Simenon aux lois cinématographiques, en créant d’émouvants mélodrames comme « La symphonie pastorale », Palme d’or à Cannes en 1946, « L’éternel retour » en collaboration avec Jean Cocteau en 1943 ou « Les jeux sont faits » d’après Sartre.

Sa très longue vie lui a permis de s’intéresser au langage de la télévision, à laquelle il a donné la trilogie hagiographique des « Bernadette » conclue en 1995, et « L’histoire du Chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut » : un beau feuilleton qui a familiarisé des millions de Français à ce chef d’oeuvre de leur patrimoine.

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