LA BELLE MARINIERE VA DONNER DU FIL A RETORDRE !

L’expertise va se poursuivre dans les prochaines semaines car le projet s’annonce complexe…mais le résultat sera au rendez-vous !

photo-lbm-en-franceRestaurer un film à partir d’un seul élément est toujours très risqué car, de fait, il est impossible de reconstituer un film en piochant, ça et là, les meilleurs plans et/ou passages sonores disponibles quand on a la chance d’avoir des bobines en doublon.

Les premiers jours d’analyse des bobines reçues de Los Angeles laissent entrevoir les grandes difficultés auxquelles vont se confronter les équipes de LOBSTER FILMS pour restaurer LA BELLE MARINIERE…et quelques bonnes nouvelles aussi. 

Première certitude et contrainte : Il manquera des scènes au milieu du film. Coupées dans l’original, elles ne pourront être restituées mais cette mauvaise surprise est à tempérer car l’essentiel est là : le début et la fin, moments clés où se pose et se dénoue le scénario. Par chance, LOBSTER FILMS a retrouvé les dialogues de la pièce originale et les manques pourront être comblés par des cartons le cas échéant…Petit miracle des rencontres, un collectionneur de Jean Gabin avait méticuleusement conservé une cinquantaine de photos originales du tournage…de là à découvrir que certaines d’entre elles pourraient correspondre à des scènes manquantes…telle sera une des réponses attendues de la lecture du film.

Deuxième contrainte, la qualité du son, issu d’un négatif son à densité variable, bref, une des pires configurations techniques possibles…Mais là aussi LOBSTER FILMS n’a pas dit son dernier mot grâce à l’expertise de son département son, L.E DIAPASON…loin de là !  Léon Rousseau, un des meilleurs experts de la restauration sonore en Europe dispose d’un petit bijou technologique, le Laser scanner, spécialement développé pour corriger à la lecture, les défauts générés par ce type de sons.

Pour le reste, les équipes de restauration image devront s’attaquer à des défauts ‘’classiques’’ pour des films de cette époque (Cassures, rayures, poussières, tâches et moisissures photographiées,…). Rien d’alarmant mais un gros travail en perspective !

Et à part cette miraculeuse collection de photos, quelle est donc la bonne nouvelle ?

Et bien, la qualité photographique du film, tout simplement. Jean DELANNOY, le monteur du film, avait loué les talents de Harry LACHMAN et de son chef opérateur, Rudolph MATE…et le résultat est bien là. Les premiers tests de scan offrent un résultat exceptionnel selon les termes de Serge BROMBERG, émerveillé de la beauté des plans entrevus !

mais la perspective de rendre vie à ce chef d’œuvre et de trouver les astuces pour que conserver le fil de l’histoire donne du baume au cœur de l’équipe de techniciens de LOBSTER FILMS !

Au menu des prochains jours : finir les expertise, scanner le film, synchroniser le son et voir le film, brut, pour mettre en œuvre la stratégie de restauration !

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