Les plus beaux yeux du cinéma français viennent de se fermer à tout jamais…

Madame Michèle Morgan, l’une des plus grandes actrices du cinéma français du XXe siècle, connue des cinéphiles comme « les plus beaux yeux » du cinéma, est décédée aujourd’hui, 20 décembre 2016, à l’âge de 96 ans, vient d’annoncer sa famille.
Notre tristesse est immense.

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La Une du dimanche 21 novembre 2010

La Une du dimanche 21 novembre 2010

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Merci Bertrand !

Voyage à travers le cinéma français est un documentaire qui pourrait s’intituler « Le cinéma retrouvé », tant Tavernier y ressemble à un Marcel Proust qui aurait remplacé ses chères madeleines par des extraits de films.

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A l’occasion de la présentation à Cannes Classics le 16 mai dernier, Télérama propose une longue interview du réalisateur. On ne peut s’empêcher d’en extraire une citation :

– Télérama : Avez-vous eu des surprises en revisionnant tous ces films ?

« Des surprises, j’en ai eu, bien sûr. [Quand] j’ai montré quelques extraits du film à Martin Scorsese, lui comme moi avons été sidérés par les mouvements de caméra de « Macao, l’enfer du jeu », de Jean Delannoy. Le travelling qui part d’Erich von Stroheim pour finir sur les jambes de Mireille Balin, quelle maestria…« 

Et vous inviter à lire l’interview sur le site de Télérama >> C’est par ici

Sortie en salles le 12 octobre 2016.

Décès de Jacques Rouffio

jacques-rouffioC’est dans un commu­niqué trans­mis par ses enfants que l’on a appris la dispa­ri­tion de Jacques Rouf­fio ce vendredi 8 juillet, il avait 87 ans.

 

La carrière de Jacques Rouf­fio a beau être rela­ti­ve­ment courte, elle n’en est pas moins marquante. S’il commence le cinéma dans les années 1950 auprès de grands noms tels que Jean Delan­noy avec le film Sur la route de Napo­léon, Bernard Borde­rie avec Le Gorille ou Jean-Pierre Mocky avec Les dragueurs en 1959, il a attendu 1967 pour voler de ses propres ailes, avec la réali­sa­tion de L’ho­ri­zon, dans lequel il fait jouer Jacques Perrin et Macha Méril.

Ce premier essai est un échec cuisant, et incite Jacques Rouf­fio à se mettre en retrait pendant une dizaine d’an­nées. Il revient en 1976 avec un chef d’oeuvre, acclamé par le public et plébis­cité par ses pairs puisqu’il fera partie de la sélec­tion pour le César du meilleur film, Sept morts sur ordon­nance. Le film marque son époque en dénonçant, comme savait le faire le cinéaste, le trai­te­ment des erreurs médi­cales.

Deux ans après, il bous­cule encore en abor­dant un autre tabou de la société française, en abor­dant le thème de la spécu­la­tion finan­cière dans Le Sucre. Mais Jacques Rouf­fio reste surtout célèbre pour être le dernier à avoir fait tour­ner Romy Schnei­der dans l’adap­ta­tion du roman de Joseph Kessel, La passante du Sans-Souci en 1982. Il clos son parcours au cinéma en 1989 avec L’Orchestre rouge, et se concentre sur des produc­tions pour la télé­vi­sion encore quelques années.

Audrey Azou­lay, ministre de la culture, a évoqué samedi l’au­dace du cinéaste qui “choi­sis­sait des sujets diffi­ciles”, et “dénonçait les travers de son époque”. De son côté, l’an­cien président de Festi­val de Cannes, Gilles Jacob, assure que “ses films reste­ront”, et rappelle le talent de Jacques Rouf­fio pour dénon­cer “subti­le­ment et sans peur de taper”.

>> Gala – Marianne Lesdos – 11 juillet 2016

Nathalie Eno au Musée du Cinéma dès le 2 mai 2015 !

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Nathalie Eno a commencé sa carrière de photographe dans le milieu des années 80. Elle intègre l’agence Sygma en 1987 et travaille entre autres pour les magazines Première, Marie Claire, Photo Magazine ou Gala. Elle réalise alors des reportages sur des tournages et des séries de portraits dont certains font la « Une » de Première.

Tout en continuant à travailler pour la presse, elle intègre des équipes de film en tant que photographe de plateau, et poursuit donc sa carrière de photographe en travaillant à la fois comme reporter et pour la production des films.

Pour encore mieux comprendre les acteurs et réveler leur présence, elle est passée de l’autre côté du miroir et a été dirigée au cinéma par Michel Piccoli, Pascale Ferran et jacques Rivette. Ainsi, elle connaît parfaitement après 30 ans de carrière le « dedans des choses » se glissant en leur cœur, discrètement, pour se faire oublier et saisir l’impermanence de l’instant.

Ses clichés permettent de mieux comprendre les règles, les usages, les codes en vigueur dans ces métiers de la photographie liés au cinéma. Lorsque le photographe travaille pour la presse, il n’est présent que quelques jours sur le tournage et son reportage est le tournage du film. A contrario, le photographe de plateau doit rendre compte de ce que le film sera une fois tourné, il doit s’approcher au plus près de l’image du film.

Cette exposition exceptionnelle invite à découvrir l’envers du décor à travers l’œil du photographe de plateau. Nathalie Eno a photographié de grands noms du cinéma comme Zulawski, Jean Reno, Dany Boon, Sophie Marceau, Vincent Lindon, Yolande Moreau et a exercé son talent au côté de Jean Becker qui l’a choisie pour quatre de ses films parce qu’elle sait, dira-t-il, saisir les vrais instants d’un tournage

En 2009, Nathalie Eno a confié à La Cinémathèque Française ses archives de photographe couvrant plus de 25 ans d’expérience sur des plateaux de cinéma.

S. Marceau

Portrait de Sophie Marceau sur le tournage de Mes nuits sont plus belles que vos jours d’Andrezej Zulawski, 1988. © Nathalie Eno – Collection La Cinémathèque Française

 

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Sophie Marceau sur le tournage de Mes nuits sont plus belles que vos jours d’Andrezej Zulawski en 1988 © Nathalie Eno – Collection La Cinémathèque Française

 

 

C. Gainsbourg

Charlotte Gainsbourg, tournage de La petite voleuse de Claude Miller, 1988 © Nathalie Eno – Collection La Cinémathèque Française

 

C. Frot & I. Huppert

Catherine Frot et Isabelle Huppert, tournage des sœurs fachées d’Alexandra Leclère, 2004. © Nathalie Eno – Collection La Cinémathèque Française

 

 

E. Devos

Emmanuelle Devos dans La moustache d’Emmanuel Carrière en 2004 © Nathalie Eno – Collection La Cinémathèque Française

 

Voir aussi l’interview de Nathalie Eno (C) La Cinémathèque Française :