Hommage d’Ivry-la-Bataille à l’acteur Raymond Bussières

Un hommage a été rendu, samedi 18 novembre, par l’association Les Marches Normandes, d’Ivry-la-Bataille, à Raymond Bussières.

Né dans la commune le 3 novembre 1907, cet acteur, figure incontournable du cinéma français a interprété de nombreux seconds rôles dont L’assassin habite au 21, Quai des Orfèvres, Casque d’or, Les Belles de nuit, Porte des lilas, Les sous-doués

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« C’est ici, au 93, rue Henry IV, qu’est né un petit Raymond, devenu le grand Raymond Bussières, une légende du cinéma Français », a déclaré Richard Buhan, président de l’association.

L’après-midi, il y avait du monde devant l’ancien café-tabac de ses parents, Le Royal, où une plaque a été dévoilée.

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« C’est un bel et juste hommage rendu à ce grand Monsieur du cinéma français. Il était doué pour la comédie depuis sa petite enfance », a ajouté la députée, Séverine Gipson.

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Une exposition réalisée en partenariat avec le musée du cinéma de Bueil et  ont permis aux nombreux visiteurs de se souvenir de « Bubu ».

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Cet hommage s’est terminé en beauté avec la projection à la Distillerie du film Ah ! Les belles bacchantes ! de Jean Loubignac (1954).

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Salut l’Ami !

robert-hirsch2Robert Hirsch est décédé hier à l’âge de 92 ans.

Immense comédien de théâtre, premier prix du Conservatoire en 1948, sociétaire honoraire de la Comédie Française et le record de 6 Molière.

La scène était sa religion. 65 ans de carrière sur les planches. Il a tout incarné : Arlequin, Scapin, Néron, Tartuffe, Richard III, … De Shakespeare à Feydeau, de Brecht à Guitry, de Beckett à Goldoni, de Pinter à Zeller.

Charismatique au théâtre, il fut sans doute effrayant pour le cinéma mais pas pour Delannoy qui l’enrôla à deux reprises :

En Gringoire, amoureux de la belle Esméralda dans « Notre-Dame de Paris » en 1956;

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puis en 1959 dans « Maigret et l’affaire Saint-Fiacre » pour le rôle de Lucien Sabatier.

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Maigret (Jean Gabin) revient au village de son enfance, dans l’Allier, au château de Saint-Fiacre, dont son père a été régisseur. La comtesse (Valentine Tessier) a reçu une menace de mort anonyme. Elle meurt pendant la messe, d’une crise cardiaque. Maigret apprend que Mme de Saint-Fiacre était très fragile du coeur et découvre qu’une main criminelle a glissé dans son missel une coupure du journal local annonçant faussement le suicide de son fils, noceur et prodigue (Michel Auclair). Les soupçons se porteront sur le jeune comte et sur Sabatier, le secrétaire et amant de la comtesse (Robert Hirsch). Mais, au cours d’un dîner et d’un fameux coup de gueule, Maigret confond le coupable, tout à fait inattendu : Emile (Serge Rousseau), fils du régisseur (Camille Guérini)… A voir et revoir !

Merci Bertrand !

Voyage à travers le cinéma français est un documentaire qui pourrait s’intituler « Le cinéma retrouvé », tant Tavernier y ressemble à un Marcel Proust qui aurait remplacé ses chères madeleines par des extraits de films.

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A l’occasion de la présentation à Cannes Classics le 16 mai dernier, Télérama propose une longue interview du réalisateur. On ne peut s’empêcher d’en extraire une citation :

– Télérama : Avez-vous eu des surprises en revisionnant tous ces films ?

« Des surprises, j’en ai eu, bien sûr. [Quand] j’ai montré quelques extraits du film à Martin Scorsese, lui comme moi avons été sidérés par les mouvements de caméra de « Macao, l’enfer du jeu », de Jean Delannoy. Le travelling qui part d’Erich von Stroheim pour finir sur les jambes de Mireille Balin, quelle maestria…« 

Et vous inviter à lire l’interview sur le site de Télérama >> C’est par ici

Sortie en salles le 12 octobre 2016.

Décès de Jacques Rouffio

jacques-rouffioC’est dans un commu­niqué trans­mis par ses enfants que l’on a appris la dispa­ri­tion de Jacques Rouf­fio ce vendredi 8 juillet, il avait 87 ans.

 

La carrière de Jacques Rouf­fio a beau être rela­ti­ve­ment courte, elle n’en est pas moins marquante. S’il commence le cinéma dans les années 1950 auprès de grands noms tels que Jean Delan­noy avec le film Sur la route de Napo­léon, Bernard Borde­rie avec Le Gorille ou Jean-Pierre Mocky avec Les dragueurs en 1959, il a attendu 1967 pour voler de ses propres ailes, avec la réali­sa­tion de L’ho­ri­zon, dans lequel il fait jouer Jacques Perrin et Macha Méril.

Ce premier essai est un échec cuisant, et incite Jacques Rouf­fio à se mettre en retrait pendant une dizaine d’an­nées. Il revient en 1976 avec un chef d’oeuvre, acclamé par le public et plébis­cité par ses pairs puisqu’il fera partie de la sélec­tion pour le César du meilleur film, Sept morts sur ordon­nance. Le film marque son époque en dénonçant, comme savait le faire le cinéaste, le trai­te­ment des erreurs médi­cales.

Deux ans après, il bous­cule encore en abor­dant un autre tabou de la société française, en abor­dant le thème de la spécu­la­tion finan­cière dans Le Sucre. Mais Jacques Rouf­fio reste surtout célèbre pour être le dernier à avoir fait tour­ner Romy Schnei­der dans l’adap­ta­tion du roman de Joseph Kessel, La passante du Sans-Souci en 1982. Il clos son parcours au cinéma en 1989 avec L’Orchestre rouge, et se concentre sur des produc­tions pour la télé­vi­sion encore quelques années.

Audrey Azou­lay, ministre de la culture, a évoqué samedi l’au­dace du cinéaste qui “choi­sis­sait des sujets diffi­ciles”, et “dénonçait les travers de son époque”. De son côté, l’an­cien président de Festi­val de Cannes, Gilles Jacob, assure que “ses films reste­ront”, et rappelle le talent de Jacques Rouf­fio pour dénon­cer “subti­le­ment et sans peur de taper”.

>> Gala – Marianne Lesdos – 11 juillet 2016