Journées du Patrimoine 2013 : Encore un succès à l’actif du Musée du Cinéma !

« De plus en plus fort… de plus en plus haut ! »

Cette maxime du célèbre Fort Boyard, nous la reprennons volontiers à notre compte, et en toute modestie, pour qualifier ces deux journées exceptionnelles !

Exceptionnelles par la qualité de l’exposition, la fréquentation, la satisafction apparente de nos visiteurs et le succès de l’opération « Un fauteuil pour la vie« . Exceptionnelles aussi par la qualité de l’engagement de tous les membres de l’association pour faire le succès de cette opération qui marque un nouveau palier dans la crédibilité et la faisabilité du Musée du Cinéma à Bueil.

La preuve avec ces quelques images qui vont nous permettre d’attendre le reportage vidéo :

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Encore un immense bravo à toutes et tous. Avec une telle équipe, le succès des prochaines ouvertures du Musée du Cinéma de Bueil ne fait aucun doute.

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Festival 7è Art : la restauration cinématographique obtient son Festival, les films restaurés leur 1er Palmarès !

Frédéric Lévy, maître d’œuvre du premier festival 7è Art, est un homme heureux.

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A la tête du 1er Festival de la restauration cinématographique, le pari était osé de vouloir mettre en avant ce travail minutieux et hautement technologie censé redoner vie à des long métrages plus ou moins oubliés aux copies abimées par les effets du temps sur la pellicules argentique. Mais c’était sans compter sur la qualité retrouvée de ces chefs-d’oeuvres !

Qualité retrouvée d’une image aux incroyables tonalités et colorimétries. Quel travail de restitution de la sensibilité des réalisateurs et de la maîtrise technique des techniciens. Quel hommage à ces métiers de la photographie que de permettre de retrouver la précision d’un éclairage, d’une lumière, d’une couleur… La bande son, elle non plus n’est pas oubliée : les ambiances sont retrouvées, les voix éclairées, les défauts effacés tout en gardant puissance et précision (aujourd’hui perdues par les compressions numériques).

L’Eternel retour, La traversée de Paris, Les Barbouzes deviennent alors Tableaux de Maître ! Et le restauration un travail de haute précision par des mains expertes et des outils de haute technologie.

Ce Festival est bien né et son premier Palmarès est à son image : une star mondiale, quinquagénaire et ayant dans sa jeunesse reçue pas moins de 7 Oscars en 1963 :

Meilleur film : Sam Spiegel
Meilleur réalisateur : David Lean
Meilleure direction artistique : John Box, John Stoll et Dario Simoni;
Meilleure photographie : Freddie Young;
Meilleur montage : Anne V. Coates;
Meilleure musique : Maurice Jarre;
Meilleur son : John Cox.

Le Prix du jury de la meilleure restauration  a été remis par Madame Candice Patou(voir l’interview)  à…  Lawrence d’Arabie.

Crédit photo : Vosges Matin

Festival 7è Art – Robert Hossein : « Il faut soutenir une telle initiative ! »

À 85 ans, Robert Hossein pourrait enfin goûter à une retraite bien méritée. Le mari de Candice Patou, marraine du premier festival de films classiques restaurés, espère pouvoir monter son prochain film.

Frédéric Lévy a pu pousser un ouf de soulagement après la projection d’ouverture d’une superbe version restaurée de « L’éternel retour », film de Jean Delannoy qui annonçait le succès de son 1er festival du film restauré.

« Plus de 200 entrées, c’est bien », se réjouit le président du Ciné-club 88. Le public a répondu à son invitation pour venir partager sa passion du cinéma. Il pouvait sereinement accueillir les spectateurs pour la projection du film de Georges Lautner, « Les barbouzes » qui lançait la seconde journée. Un peu moins nombreux que la veille, normal pour une séance à 11 h du matin, les spectateurs avouaient leur plaisir de découvrir ou redécouvrir ces chefs-d’œuvre sur grand écran.

« J’assisterai à toutes les projections sauf celle de Lawrence d’Arabie en raison d’un empêchement », apprécie Jean-Marie Royer, un des premiers spectateurs à pénétrer dans le hall de l’Alhambra. « J’ai plein de films à la maison, sur différents supports, mais rien ne vaut le grand écran et l’ambiance d’une salle. Je suis à fond derrière M. Lévy et son festival. Il faut le pérenniser. Ca n’existe nulle part ailleurs et c’est une chance pour Vittel ».

Robert Hossein ne garde que peu de souvenirs du tournage de son film « Les yeux cernés », un film franco-italien qu’il a réalisé en 1964. Mais il en est un qui reste gravé dans sa mémoire : « A 15 ans, j’étais fou amoureux de Michèle Morgan. Je racontais à mes copains qu’elle serait un jour ma femme. Elle ne l’a été que pour tenir ce rôle dans mon film… », se marre ce monument du cinéma français.

Celui qui a incarné le héros romantique Geoffrey de Peyrac dans « Angélique, marquise des anges » est présent dans la cité thermale pour assister au premier festival du cinéma restauré, « C’est l’hommage au cinéma qui manquait en France. Moi, je dois beaucoup aux autres, je serais éternellement reconnaissant à des hommes comme Frédéric Dard ou Laurent Terzieff. C’est bien que leurs œuvres puissent être sauvegardées et que les plus jeunes puissent les découvrir dans les meilleures conditions. Il faut voir de l’avant et tenter des choses ».barbouzes-affiche-64

Toujours fringant malgré le poids des années, Robert Hossein est conscient des difficultés que rencontrent actuellement les plus jeunes, « il faut donner les moyens à ceux qui aspirent et espèrent vivre d’un métier qu’ils ont choisi ». Car l’argent, il sait mieux que quiconque la complexité pour en trouver. Lui-même est encore à la recherche de financements pour son projet un peu fou de film interactif, « J’ai les moyens techniques pour le faire, il me faut trouver des sous ! J’espère bien faire l’ouverture ou la clôture du prochain festival de Cannes avec ce film ».

Une chance pour la ville

Ce monument du cinéma français ne tarit pas d’éloge sur Frédéric Lévy, le créateur et l’organisateur de ce festival, « c’est remarquable ce que fait cet homme. Personne croyait trop à son histoire de ciné-club dans le coin et il a réussi à le développer. Maintenant, il a mis sur pied cet événement. Il me semble indispensable de l’aider à le pérenniser. C’est une pépite pour la région. Si la notoriété de ma femme et la mienne peuvent lui apporter un peu de lumière, et de subventions, nous nous devions d’être à ses côtés ».

Entre deux séances à l’Alhambra, Candice Patou (voir l’interview) vient rejoindre son mari. Elle vient d’assister au film de Georges Lautner, « Les barbouzes », et reste admirative de la qualité des images et du son ainsi restitués, « Quel plaisir de retrouver l’univers de Lautner dans lequel Mireille Darc est présente tel un ange. Je suis émerveillée des prouesses de la restauration. Ce festival est une chance pour Vittel ».

Rédaction d »après Didier HUMBERT – Vosges matin

Festival 7è Art : Candice Patou : « Il ne faut pas que ces films meurent ! »

C’est par conviction que l’actrice Candice Patou a accepté d’être la marraine du 1er festival Septième art, consacré aux films classiques restaurés, qui s’est déroulé à Vittel.

L’actrice de théâtre et de cinéma Candice Patou entretient depuis plusieurs décennies de belles histoires d’amour. Avec le cinéma, avec son mari Robert Hossein mais aussi avec la ville de Vittel. Trois amours que l’actrice a concilié durant tout ce week-end puisque la marraine de la première édition du festival Septième art, qui veut défendre à Vittel les films classiques restaurés, est dans la cité thermale.

Candice Patou, comment êtes-vous devenue la marraine de la première édition du festival Septième art ?

« Tout d’abord, on m’a choisie. Sans doute en raison de la présence à mes côtés de mon mari, Robert Hossein, qui a tant donné au cinéma et au théâtre. Mais aussi, je crois, parce que j’aime le cinéma. J’ai joué dans beaucoup de films. Par exemple « Les misérables » dans lequel j’ai interprété le rôle d’Éponine Thénardier. Un rôle qui m’a émerveillée sur un tournage complètement fou ; tournage qui m’a permis de côtoyer de grands acteurs, comme Lino Ventura, Michel Bouquet… Pour moi, le cinéma c’est comme la nourriture : c’est quelque chose de nécessaire. »

Lire ici la suite de l’article de Didier Humbert -Vosges matin du 29 juin 2013

Le 7e Art fait son festival à Vittel

Classiques à revoir où raretés à découvrir, le 1er Festival du film restauré de Vittel a pour ambition de devenir le rendez-vous incontournable des cinéphiles passionnés par les grands films formant le patrimoine et la mémoire du cinéma.

Sobrement appelé « Septième Art », le festival de cinéma de patrimoine mis sur pied par Frédéric Lévy, président du Ciné-club 88, s’est déroulé du 28 au 30 juin au cinéma l’Alhambra.

De « l’Éternel retour » de Jean Delannoy, programmé en ouverture et l’hommage à Jean Marais pour les cent ans de sa naissance, à « Lawrence d’Arabie » de David Lean, six films classiques restaurés en haute technologie seront ainsi projetés.

« L’idée est de faire un pont entre la tradition et la modernité. Les distributeurs font des efforts pour permettre au public de découvrir, ou redécouvrir, des trésors du patrimoine cinématographique dans les meilleures conditions sur grand écran. N’oublions pas que le cinéma existait bien avant la télévision », souligne Frédéric Lévy.

Ce festival a pour lui d’être le premier de l’Hexagone sur ce créneau des œuvres restaurées à l’issue de procédés techniques longs et coûteux qui nettoient parfaitement l’image et le son pour restituer toute la lumière, les couleurs et les ambiances sonores souhaitées à l’origine par le réalisateur. Les pellicules vieillissent, prennent la poussière et s’oxydent. Le temps fait son outrage et seule une véritable restauration d’art permet de retrouver toutes les caractéristiques et une perception de l’œuvre conforme aux souhaits des auteurs.

Une marraine de charme

Outre les passionnantes et nombreuses anecdotes livrées en présentation des films, de nombreux invités, acteurs, réalisateurs, responsables de sociétés de distributions, ont honoré par leurs présences ce festival. Candice Patou (voir l’interview), épouse de Robert Hossein (voir l’interview), a été  la figure de proue et la marraine de cette première édition et comme dans tout festival qui se respecte, elle a eu l’honneur de décerner avec le jury le Prix de la meilleure restauration de film (voir le palmarès).

Rédaction d’après Didier Humbert -Vosges matin